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  • : Une histoire inédite, injuste et délirante... Dj Robson, 28 ans, expulsé au Brésil le 10 janvier 2006, après 3 ans de vie commune et un PACS avec Philippe, son compagnon Lyonnais... Informer et vous mobiliser, afin que cela ne se reproduise plus !
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2006 : Qui a parlé d'égalité des chances ?

 
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721 ont déjà signé la Pétition
pour réclamer

L'ÉGALITÉ DES COUPLES PACSÉS ET MARIÉS


Vendredi 17 février 2006
Je ne vous connais pas, mais j'ai reçu votre mail via un ami de Lusogay, et je me sens totalement concerné par votre situation, mon ami est également brésilien, et malheureusement je ne me sens pas du tout en sécurité vis-à-vis de ce qui peut nous arriver, nous nous sommes également pacsés en Octobre, et je sais que nous ne sommes absolument pas à l'abri.

Pour l'instant, nous sortons du territoire tous les 3 mois, pour garder un passeport avec un tampon de moins de 3 mois, mais je sais que c'est un leurre, et même que cela peut être risqué, les contrôles de police en entrée du territoire ne se faisant absolument pas en toute sérénité.

J'espère que votre démarche aboutira, si je puis vous être d'une quelconque aide, n'hésitez pas à  me le demander, j'ai été signer la pétition évidemment. J'espère que la situation s'améliorera en France, et que les gays auront un jour l'accès à  tous les droits.

Recevez tout mon soutien

Par Bruno - Publié dans : MOTS D'AMITIÉ ET DE SOUTIEN
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Jeudi 16 février 2006
Bonjour Philippe,

Je viens de recevoir (via la Com Pol de l’Inter-LGBT) la demande de soutien que tu nous as adressée.

À titre personnel, je tiens à t’adresser mon soutien inconditionnel.

J’ai eu le privilège, pendant quelques années, de participer activement à la vie de l’association LUSOGAY, malheureusement dissoute aujourd’hui faute de vitalité.
Cette association réunissait des Brésiliens, des Portugais et des Français lusophones ou lusophiles. Et bien sûr la situation de ton ami Robson nous concerne particulièrement.
Certes l’association n’est plus, mais j’ai transmis l’information à nos anciens membres et je pense que la plupart aura à coeur de t’adresser son soutien.

Je vis moi-même, depuis plus de 20 ans, avec un Brésilien et nous avons connu également, à une période moins difficile (quoique le PACS n’existait pas), des doutes et des difficultés.

Naturellement, le problème se pose très au-delà de la spécificité brésilienne ; et notre modeste communauté brasilophile (assez peu militante) représente peu de chose. Néanmoins, si nous pouvons t’aider, sache que je ne manquerai pas d’alerter les contacts que nous avons conservé ici en France, mais aussi au Brésil, et notamment avec le GGB (Grupo Gay da Bahia) qui mène une action très efficace pour la défense des droits des homosexuels et contre l’homophobie.

Solidaire avec ton combat
Jean
Par Jean - Publié dans : MOTS D'AMITIÉ ET DE SOUTIEN
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Jeudi 16 février 2006
Il m'a fallu du temps, mais voilà… je viens témoigner à mon tour sur ton blog, oui, témoigner de mon expérience… témoigner de notre mal-être, de nos peurs, de nos doutes,  bref de notre souffrance à Mehdi et à moi…

Mehdi* est algérien, je suis français, il y a plus de trois ans, le 29 décembre 2002 nous faisions connaissance via le net sur un tchat… l'amour est né petit à petit au fil de nos discussions, tous les jours nous nous retrouvions pour parler ensemble, pour simplement se lire, et nous nous téléphonions pour simplement entendre nos voix, à défaut de pouvoir être ensemble… la frustration a été grande pendant de nombreux mois… puis il y eut le terrible tremblement de terre en Algérie en 2003 où je n'ai plus eu de nouvelles de mon amour pendant 1 semaine… j'ai cru qu'il était mort, j'ai passé des moments de terrible tristesse à pleurer, j'avais simplement peur d'avoir perdu l'être le plus cher de mon existence… et puis 7 jours de souffrance plus tard, je reçois un message sur mon portable, un message très court qui me dit "je suis en vie, ne t'inquiète pas"… j'ai ressenti à ce moment là un extrême soulagement, mais nerveusement j'ai craqué et je pleurais enfin de joie !!!! suite à cela j'ai envoyé à Mehdi un peu d'argent que j'avais réussi à réunir (quelques heures supplémentaires) pour essayer de lui venir en aide… après ce tremblement de terre, pour que Mehdi puisse se changer les idées et penser à autre chose et pour nous voir enfin pour la première fois, nous avons décidé de partir en vacances en Tunisie… chose faite nous nous sommes retrouvés là-bas… direction l'hôtel, je me disais sera-t-il là ? j'avais hâte d'être avec lui pour la première fois, j'avais tellement envie de le serrer contre moi… j'arrive à l'hôtel, je vais à la réception… au même moment je sens quelqu'un qui me tapote sur l'épaule… c'était lui… mon dieu, je me souviendrais de ce moment là toute ma vie !… je me suis retourné il était là, avec un grand sourire, il était magnifique, tellement beau… vous ne me croirez sûrement pas, mais quand je l'ai vu, j'ai vu comme une aura autour de lui, j'ai vraiment vécu un vrai coup de foudre, j'était déjà amoureux… et là je l'étais encore plus, c'est fou ce que j'ai ressenti à ce moment là… j'en ai encore des frissons trois ans après !!! nous nous sommes simplement fait la bise, nous ne pouvions pas encore nous jeter dans les bras l'un de l'autre, nous devions faire attention, nous étions en Tunisie, un pays où l'homosexualité est réprimée. Nous avons donc attendu de nous retrouver seuls dans notre chambre pour enfin vivre notre amour pour la première fois… nous avons passé une semaine de rêve, c'était vraiment le rêve ! après 7 jours, il fallait repartir chacun chez soi, et là, ce fut extrêmement dur… tout me passait par la tête… et si je ne le revoyais jamais ? si je le revois, ce sera quand ? j'avais tellement de questions en tête, j'étais tellement triste de me retrouver seul dans lui… le soir même de notre retour, nous nous connections sur MSN pour enfin pouvoir nous parler à nouveau… nous sommes restés comme cela encore de nombreux mois, sans pouvoir nous toucher, sans pouvoir nous serrer l'un contre l'autre… sans pouvoir vivre notre amour tout simplement… nous avons donc décidé que Mehdi vienne en France, j'ai donc fait un certificat d'hébergement pour qu'il puisse venir en France, nous serions enfin réunis le 31 décembre 2003, quel merveilleux cadeau pour la nouvelle année, que d'être enfin réunis après toute une année de souffrance, d'attente, de doute… et depuis cette date nous vivons ensemble l'un près de l'autre, mais comme une grande partie des couple binationaux, Mehdi est en situation irrégulière, je peux vous assurer que malgré notre amour, nous vivons dans la peur tous les jours, dans la peur d'être contrôlé, peur que Mehdi soit reconduit à la frontière, peur de vivre loin l'un de l'autre, une véritable peur maladive, nous avons passé de douloureux moments en 2 ans de vie commune, entre dépressions, perte de mon travail, surendettement, etc… j'aime vivre avec mon homme, mais il ne se voit pas comme un homme, car il n'a pas de droit, car il ne peut pas travailler, bref il se sent en bas de l'échelle sociale et ne comprend pas pourquoi… même si nos amis nous aident psychologiquement, cette aide ne remplace pas le fait que nous vivons un peu au jour le jour, sans avenir, sans espoir…… cette situation est terrible et très dure pour nous, mais surtout pour lui… comment faire pour arranger cette situation ? on ne sait pas, on ne sait plus… bref ! en octobre 2005 nous avons décidé de nous pacser, chose faite, au tribunal de Limoges, nous étions très heureux d'avoir pu faire cette démarche… puis en décembre nous sommes allés à la préfecture pour demander comment nous devions nous y prendre pour régulariser la situation de Mehdi, nous avons demandé quels papiers étaient nécessaires pour faire une demande de titre de séjour vie privée et familiale comme nous étions en droit de le faire… la guichetière qui s'occupe des demandes de cartes de séjour a simplement refusé de répondre à notre demande, en nous tenant des terribles propos : "Les homos ont les mêmes lois que les hétéros !", "nous avons toutes les lois ici, et je ne connais pas cette loi", "de toute façon c'est le préfet qui décide d'appliquer les lois ou pas", "votre ami n'a qu'à retourner chez lui et demander un titre de long séjour !", je vous assure qu'en rentrant chez nous, notre moral était au plus bas, je n'avais jamais été aussi rabaissé, nous ne sommes coupables de rien, nous sommes juste coupables de nous aimer… comment a-t-on le droit de nous faire ça, nous sommes au bout du rouleau… nous sommes allés voir un avocat pour lui parler de notre histoire… on verra pour la suite…
en attendant nous vivons toujours le même problème… nous sommes toujours dans une situation psychologique terrible et pour nous détruire encore un peu plus, nous avons vu les propositions de loi contre l'immigration tout à l'heure, et là, je vous dis que nous allons toucher le fond très bientôt… merci la France, merci sarkozy, merci de villepin, merci de détruire notre vie, nos espoirs… notre avenir, merci !

* Pour plus de discrétion, les prénoms et nom de ville ont été substitués.
Par Sébastien et Mehdi - Publié dans : MOTS D'AMITIÉ ET DE SOUTIEN
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Jeudi 16 février 2006
Lu dans "Le Progrès" du mercredi 15 février 2006



Par Philippe - Publié dans : REVUE DE PRESSE
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Mardi 14 février 2006
Monsieur Jack LANG, qui avait déjà répondu à mon mail, le mercredi 25 janvier (lire sur mon blog), m'a fait parvenir un courrier signé de sa main et reçu ce matin. Sa lettre commence par ces mots : " J'ai été consterné d'apprendre ce qui vous arrive. " En pièce jointe, une photocopie de la lettre qu'il a adressé à Monsieur Nicolas SARKOZY, en date du 10 février.

"Cher Monsieur le Ministre,
J'ai été alerté par M. Philippe L., demeurant..., sur l'expulsion de son compagnon brésilien, Robson, auquel il est lié par PACS.
Cette décision me semble a priori très injuste et de nature à porter gravement atteinte à la vie privée de ces deux hommes.
Puis-je me permettre de vous demander ce qui a motivé une décision aussi grave et quelles seraient les solutions envisagées pour permettre à Philippe et Robson de retrouver leur vie commune ?
En vous remerciant par avance,
Je vous prie de croire..."

Sur son courrier, il me précise qu'il " ne manquer(a) pas de (se) tenir informé des suites qui seront réservées à (son) intervention. "... Puis il m'assure de ses sentiments les meilleurs : " Avec mon soutien total et dans l'espoir que vous puissiez retrouver très vite votre compagnon. "

Encore MERCI, M. Jack LANG !
Par Jack Lang - Publié dans : COURRIER À NOS ÉLUS
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Dimanche 12 février 2006
Jeudi 9 février dernier, le ministre de l’Intérieur a présenté un avant-projet de réforme du CESÉDA - Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. De nombreuses organisations ont réagi face à "la négation radicale des droits fondamentaux de la personne" qui se profile insidieusement derrière cette réforme. Je vous invite à signer la Pétition en ligne du Collectif "Uni (e) s contre une immigration jetable" (plus d'une centaine d'associations) qui a déjà recueilli 4 152 signatures à ce jour.

Le projet s’inscrit dans une perspective " utilitariste". Ne sera " acceptable " que l’étranger perçu comme " rentable " pour l’économie française... Les situations personnelles et familiales ne conférant plus aucuns droits, au point que les régularisations deviendront quasiment impossibles. Avec la suppression du droit à la délivrance d’un titre de séjour pour les étrangers présents depuis au moins dix ans en France, et la sélection à l’entrée des étudiants étrangers, l'Etat condamne les étrangers à l’irrégularité perpétuelle.

En outre, le gouvernement prévoit de durcir les conditions du regroupement familial (ressources, logement, avis du maire sur l’" intégration " de la famille). Il jette la suspicion sur les pères étrangers d’enfants français, qui devront justifier de leur paternité. Ainsi, pour espérer obtenir et conserver leur titre de séjour les étrangers devront cumulativement être " bien intégrés ", bien vus par le maire de leur commune, en bonne entente avec leur conjoint, appréciés par leur patron, disposant d’un bon salaire et d’un grand logement.

Enfin, sachant qu’une réforme du droit d’asile devrait largement réduire les conditions d’octroi du statut de réfugié, c’est l’ensemble des droits des étrangers qui est en danger. En stigmatisant les étrangers, le gouvernement tente de nous opposer les uns aux autres et il brade les libertés fondamentales... Si la réforme CESÉDA était adoptée, elle ferait des étrangers en France, réguliers ou irréguliers, une population de seconde zone, privée de droits, précarisée et livrée pieds et poings liés à l’arbitraire du patronat, de l’administration et du pouvoir."

Selon la Ligue des Droits de l'Homme, cette conception utilitariste de l’immigration (à destination de ceux qui pourront "enrichir" la France) aura pour conséquence de "plonger dans la précarité ceux qui ont vocation à demeurer en France et, contrairement au but affiché, d'accroître encore le nombre de "sans-papiers".

L'analyse de la Fasti (Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés) est sans détour : "Sarkozy continue son opération de destruction des droits acquis et de chasse aux immigré-e-s. Ce projet de réforme constitue un recul sans précédent renvoyant la personne immigrée au rôle que la société lui donnait dans les années 1950/1960 : un " mal nécessaire " à notre économie. Le gouvernement, avec ce projet amplifie la vision utilitariste de la personne immigrée comme force de travail et non comme personne. Au programme, suspicion constante à tous les niveaux : demande de régularisation, renouvellement du titre, assujettissement du séjour en France au contrat de travail, destruction du regroupement familial, de la carte de séjour pour raison de santé."

Informations du Collectif "Uni (e) s contre une immigration jetable"
Pour en savoir plus : http://jetable.rezo.net/
Par http://jetable.rezo.net/ - Publié dans : DROIT(S) ÉTRANGERS
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Vendredi 10 février 2006
Le téléphone, ce merveilleux outil, bien que fragile et capricieux, reste notre seul moyen de contact... Notre seul lien "physique", notre seule subterfuge pour rompre la solitude, pour feindre la proximité malgré l'éloignement qui se creuse davantage de jour en jour.
De temps à autre, nous communiquons par Internet, mais Robson n'a pas toujours l'opportunité de trouver un cyber, selon l'endroit où il se trouve... Et puis c'est cher, et puis il n'est pas très à l'aise avec l'informatique.
Moments délicieux où le téléphone sonne... Le coeur haletant, j'attends sa voix, un blanc avant les quelques coups de sonnerie, qui sont très vite interrompus par un "Oi" qui m'éveille, qui me ramène à lui, qui réveille ma conscience endolorie, et puis me fait trembler de joie et pleurs. Une bouffée de chaleur. Instants de bonheur incomparable que nous ne parvenons jamais à interrompre. Parfois, au bout d'une heure, alors que nous n'avons plus grand chose à nous dire, que nous nous sommes raconté toutes nos journées, et que nous avons répété mille fois les mêmes mots les plus tendres, nous laissons converser le silence... Et alors le silence qui répond au silence. Robson ne veut pas raccrocher le premier, et je n'ose pas non plus interrompre ces instants merveilleux qui me relient à lui.

Voici donc quelques nouvelles...

La semaine dernière, Robson s'est rendu à Rio pour faire refaire son Passeport. Il devrait pouvoir le retirer le 16 février prochain (tout au moins on l'espère ?!)  Il a aussi commencé à réunir, les documents nécessaires pour faire sa demande de Visa long séjour...
Il a rejoint sa tante Marcia, qui vit dans une Favela de Rio : a Manguiera. Puis il a rendu visite à deux de ses soeurs, qu'il n'avait pas revu depuis 4 ans.
Sinon, il sort très peu, car il fait chaud (entre 38 et 40°), il ose très peu sortir... Il s'ennuie, pense à la France, à sa soeur, à notre vie ici, à moi.
Depuis mercredi, il est retourné chez sa mère, qui vit dans un tout petit appartement : une seule et unique chambre matrimoniale, une petite cuisine et une salle d'eau. Robi s'endort le soir par terre, dans le petit couloir d'entrée. Il me dit : "Si je me tourne d'un côté, je me cogne la tête, si je me tourne de l'autre, je n'ai pas de place pour mes jambes... Je n'arrive pas à dormir." Je lui demande alors pourquoi il ne prend pas ses somnifères. Il me répond qu'il essaie d'éviter. Il ne veut pas s'y habituer. "L'autre jour, je n'arrivais pas à dormir jusqu'à 4 heures du matin." Il a alors pris un comprimé de Zolpidem. Après, il s'est mis à dormir.
Il a aussi attrapé un mal de gorge qui lui donne une petite voix rauque. Je pense que c'est le changement de climat, la pollution de Rio, la poussière... ? Il s'est couvert de boutons sur le corps, "des boutons d'allergie", me dit-il. Je lui ai conseillé de voir le médecin.
Sa hâte de revenir, qui précipite la mienne comme un roulement de tambour.
Ses mots, ses SMS, comme les petits avions de mon enfance, en papier blanc plié. Mirages de sa présence à mes côtés. Comètes de bonne humeur dans mes nuits bleu glacées. Petits airbus qui me font planer. Avions qui le ramèneront bientôt...
-"Il pleut muito ici, les routes se transforment en fleuve" (27/01)
- "Je pense seulement à toi en ce moment, sois fort... Je te fais muita confiance" (27/01)
- "Je suis aussi très seul et triste, tu me manques" (28/01)
- "Oi, t'es où ? Chui muito triste" (30/01)
- "Tu me manques muito aussi" (07/02)
Et à Sergio, un ami de Lyon :
nao consigo nein sair d casa ; manda um beijotres fort a mon marie
"Je n'ai pas le courage de sortir de la maison ; envoie un baiser très fort à mon mari"
A quand, de nous revoir et de nous étreindre ?
Par Philippe - Publié dans : ARTICLES
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Jeudi 9 février 2006
Inter-LGBT : l'immigration choisie par le gouvernement ignore les couples de même sexe

Ce jeudi 9 février, le ministre de l'Intérieur présente un avant-projet de réforme sur l'entrée et le séjour des étrangers. Dans ce texte, il est prévu de restreindre fortement les conditions du regroupement familial et du séjour des étrangers mariés avec un-e français-e. "Rien n'est précisé quant au cas des couples pacsés binationaux, déplore Le porte-parole de l'Inter-LGBT. Pourtant, les couples qui se sont formés à l'étranger seront une fois de plus oubliés, alors qu'ils éprouvent les plus grandes difficultés à venir s'installer en France. Toutes les formes d'unions ne méritent pas, semble-t-il, de faire l'objet d'un débat public et transparent ".

Pour l'Inter, "c'est donc bien à l'ensemble des couples binationaux que l'avant-projet de loi s'en prend. Et en particulier, les couples de même sexe, qui n'ont que le PaCS comme outil de reconnaissance, risquent de faire les frais d'une politique d'immigration qui ne les a pas "choisis", selon les termes de la nouvelle doctrine du ministre de l'Intérieur ".

L'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans-se annonce qu'elle se joint à l'appel des 140 organisations réunies dans le Collectif "Uni(e)s contre une immigration jetable", et qu'elle demande le retrait d'une réforme qu'elle juge "inutile et discriminatoire".

Paru sur e-llico.com








v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=12381
Par Philippe - Publié dans : DROIT(S) ÉTRANGERS
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Mardi 7 février 2006
De plus en plus nombreux...

Depuis sa date de création, le 16 janvier dernier au soir, mon blog de soutien à Robson, mon compagnon de 3 ans expulsé malgré notre " PaCS ", a accueilli 2 205 visiteurs (avec 15 354 pages vues au total).

Vous êtes toujours nombreux à nous laisser des commentaires, conseils, témoignages d'amitié... Nombreux aussi, à nous écrire, à partager en somme, toutes nos difficultés, et je peux aujourd'hui vous assurer, que c'est pour nous, un réconfort très important...

Grâce à ce blog, nous avons réussi à lier des contacts aux 4 coins de France et du monde (c'est la rançon du Web !) : Paris, Strasbourg, Colmar, Lyon, Toulouse, Lorient (etc.) en métropole ; Guyane et Polynésie Françaises, Belgique, Brésil, pour le reste du monde...

Nous ne sommes pas les seuls, malheureusement !?

Ce blog nous permet, à Robson et moi-même, de tisser des liens d'amitié avec d'autres personnes traversant souvent les mêmes difficultés, et avec d'autres qui souhaitent vivre dans une société plus respectueuse et tolérante à l'encontre de ses citoyens, quelles que soient leur couleur de peau, leur orientation sexuelle, leur choix de vie... Et ce, dans la mesure où ces choix de vie, précisément, ne mettent en péril ni la sécurité de l'Etat, ni celle de sa population (!)

À travers vos témoignages, vos messages d'encouragement et de soutien, je prends aujourd'hui toute la mesure de notre combat, car notre injuste et révoltante mésaventure peut devenir demain, le point de départ d'une nouvelle ère... Qui permettra de transcender les préjugés Moyenâgeux et dans laquelle, nous ne serons plus considérés comme des " citoyens de seconde zone " !

Grâce à vous et avec vous, je souhaite continuer à défendre sur mon blog, la nécessaire reconnaissance des droits des couples homosexuels binationaux, afin qu'ils puissent vivre librement la vie qu'ils ont choisie sur le territoire français.
Ensemble, nous continuerons de nous battre pour l'égalité des personnes homosexuelles : en demandant l'instauration d'une véritable " Union Civile " pour les personnes de même sexe.

Vous êtes nombreux à nos côtés?

Un grand merci à Jack LANG, actuel Député et Vice-Président du Conseil régional Nord-Pas-de-Calais, ancien Ministre de la Culture et de l'Éducation Nationale, à Jacky MAJDA, Conseiller municipal dans le Pas-de-Calais, qui nous ont témoigné, chacun à leur mesure, de leur soutien !
Un grand merci aux différents médias qui ont relayé l'information sur leur antenne, Webzine ou leur version papier : TLM (Télévision Lyon Métropole), TÊTU.com, PREFERENCESmag.com, LYON CAPITALE !
Un grand merci aux différents " bloggeurs " qui nous ont reliés à leurs liens favoris. C'est la plus grande marque de sympathie (et d'amitié toute efficace) dont ils puissent nous témoigner.
Un merci très particulier à ceux qui m'ont judicieusement orienté ou conseillé : Maître Caroline MÉCARY, avocate des mariés de Bègles, défense de la LGBT contre le député homophobe Christian Vanneste, le SNEG (Syndicat National des Entreprises Gaies), Gayvox.com, et j'espère n'en oublier point.
Enfin, je ne peux pas oublier les associations qui nous ont apporté leur savoir-faire, et nous engagent à poursuivre notre combat : L'ARDHIS, ADHEOS, ARIS, ACT'UP-PARIS, Rimbaud 06, Collectif contre l'Homophobie... Sans elles, je ne sais pas si nous aurions su garder la même ardeur à continuer, chaque matin, cet engagement de longue haleine !

Merci de rester avec nous !

Mon plus grand désir est aujourd'hui de pouvoir faire revenir très vite en France, auprès de moi, mon compagnon Robson. C'est d'ailleurs pour cela, que je monte à Paris demain, afin d'y rencontrer l'ARDHIS, ACT'UP...
Je garde aussi la volonté de permettre que cette douloureuse, injuste et délirante histoire, ne se reproduise jamais !
J'espère que cette odieuse et révoltante injustice servira de " sonnette d'alarme " à la communauté gay. Je souhaite qu'elle nous engage à réclamer, auprès de nos élus et responsables de la cité, l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe, ou tout au moins une amélioration du PaCS, qu'il nous est légitime de réclamer dans la mesure où nous sommes des acteurs, des consommateurs et des électeurs comme " les autres " !

Une pétition... Pour quand ?

Il y a longtemps que j'ai parlé d'une Pétition "en ligne", et vous êtes de plus en plus nombreux à m'en parler, à vouloir la signer. J'ai attendu de trouver un "partenaire" technique pour cette opération. Je souhaitais savoir si des associations voudraient la signer avec nous. Ce sera donc chose faite, dans le courant de la semaine. Alors, ne perdez pas le fil... Merci de rester connectés !

Je compte sur vous et sur votre amitié.

Philippe

Par Philippe - Publié dans : ARTICLES
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Lundi 6 février 2006
Robson est d’origine Brésilienne. Il quitte sa région natale d’Angra dos Reis (Préfecture de Rio de Janeiro) à l’âge de 24 ans, pour rejoindre sa sœur aînée Marli, vivant à Lyon, et fuir la " dictature machiste " et discriminatoire envers les gays de sa petite ville. Nous sommes en mars 2002.
Très vite, il se fait des amis et apprend le Français. Très vite aussi, il se fait apprécier pour ses talents de Disc-Jockey, et anime des soirées privées comme des soirées associatives, ou encore dans des night-clubs. Il trouve aussi du travail dans différents restaurants Lyonnais, tantôt à la cuisine, tantôt en salle. Son courage, son désir de s’intégrer, sa naturelle gentillesse, le poussent aussi à rendre service pour des ménages ou des gardes d’enfants.
Le 4 avril 2003, il rencontre Philippe, 37 ans, et son histoire se conjugue désormais à deux. Un projet de vie commune éclot, et leur relation prend un relief particulier au travers de nombreux voyages, la découverte de leurs amis réciproques, un partage sans restriction.
On évoque le Pacs. Mais en juin 2004, le Tribunal d’Instance de Villeurbanne refuse de recueillir leur dossier : il leur manque des pièces, et Robson n’a pas de titre de séjour ! On appelle le Consul honoraire du Brésil, pour savoir ce que l’on doit faire, mais il est en vacances.
Fin juin 2004, Philippe et Robson convolent alors, et pour la première fois vers le Brésil. Rio de Janeiro, Sao Paulo, Angra dos Reis et Paraty, Ilha Grande, etc. Le voyage prévu pour un mois est écourté à 3 semaines… Robson a le " mal du pays ", c’est-à-dire de la France ! ! !
Parallèlement à ses activités professionnelles, Robson s’exerce au Volley Ball où il fait montre d’un bon niveau.
 
Dès 2003 licencié à l’ASVEL, le plus important club sportif de la région, il est apprécié de tous ses compagnons de jeu.
Toujours licencié à l’ASVEL en 2005, il s’inscrit parallèlement au CARGO, le Cercle Associatif Rhônalpin Gay Omnisports, où il persiste en revers et balles smatchées. En 2003 aussi, Robson avait suivi un entraînement intense de musculation à l’Aquavert de Francheville. Le sport faisant partie de son hygiène de vie, comme son besoin de rencontrer et de parler avec des Français, " ses meilleurs amis "… Il n’y a donc pas que la Musique brésilienne qui mobilise sa vie !?!
Été 2005, nous partons en Espagne… Direction la Costa Brava et Barcelone ! Suite aux jugements administratifs que nous avons gagnés, et au Titre de séjour Provisoire que la Préfecture lui a renouvelé une fois, le traumatisme de sa première rétention administrative encore tout frais (cf. petit rappel des faits), nous profitons du soleil espagnol pour " oublier " ce malheureux épisode et parler de projets… Envisager l’avenir... Quand nous serons " pacsés ", nous monterons notre société, un restaurant de cuisine brésilienne à vocation culturelle…
Le Pacs est pour bientôt, puisque nous avons fait le nécessaire pour obtenir tous ses documents au Brésil (acte de naissance, certificat de coutume, qu’il nous faudra faire traduire par un organisme assermenté, etc.)
Enfin, le 29 septembre 2005, après des mois de galère et de doutes, nous sommes officiellement " pacsés ", par-devant le Ministère de la Justice, en greffe du Tribunal d’Instance de Villeurbanne. Enfin " pacsés ". Et fiers et heureux de l’être !
C'était sans doute trop croire aux contes de fées (!) ... A l'aube de la nouvelle année, le 9 janvier 2006, la Police des frontières arrive à la maison... (Lire précisions)
Par Philippe - Publié dans : ARTICLES
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