Présentation

  • : Dj Robson
  • robinho
  • : Actualité
  • : Une histoire inédite, injuste et délirante... Dj Robson, 28 ans, expulsé au Brésil le 10 janvier 2006, après 3 ans de vie commune et un PACS avec Philippe, son compagnon Lyonnais... Informer et vous mobiliser, afin que cela ne se reproduise plus !
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

W3C

  • Flux RSS des articles

Recherche

2006 : Qui a parlé d'égalité des chances ?

 
visiteurs


721 ont déjà signé la Pétition
pour réclamer

L'ÉGALITÉ DES COUPLES PACSÉS ET MARIÉS


Samedi 15 avril 2006
Ce soir, à l'heure où notre vie reprend petit à petit son rythme lyonnais, je ne peux pas ne pas avoir une pensée particulièrement reconnaissante envers vous tous (plus de 10 000) qui nous avez soutenus et conseillés, aidés, appuyé de vos signatures et de votre amitié...

Envers tous ceux, curieux, qui ont simplement lu et regardé ce blog, et qui nous ont permis de croire qu'aucun espoir n'était vain ni perdu...
Envers quelques Élus qui ont su croire à notre histoire (je pense à Jack Lang, Roselyne Bachelot, quelques autres)...
Envers les Associations qui ont porté fièrement (et sans ambiguïté) avec nous le flambeau de notre combat : l'Inter-LGBT, ACT'UP-Paris, ARDHIS, ADHEOS, ARIS, LGP Lyon, MOOVE et bien d'autres...
Envers tous nos amis bloggueurs et internautes, qui nous ont "mis en lien", qui ont tissé cette gigantesque toile solidaire et (très) efficace, qui a (enfin) permis le retour de Robson...
Envers les nombreux signataires de la Pétition, que vous pouvez encore signer pour obtenir la pleine ÉGALITÉ ENTRE LES COUPLES PACSÉS ET MARIÉS !!!


MERCI À TOU(TE)S !... Continuez de lire ce blog. Bientôt, une grande soirée à Lyon pour rentrer dans nos fonds. Une soirée brésilienne animée par... Je vous laisse deviner ?!

Dj Robson et moi vous remercions de votre fidélité.
Par Philippe - Publié dans : ARTICLES
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 14 avril 2006
Ca y est ! Nous sommes rentrés depuis maintenant une semaine. Robson est arrivé en France avec un Visa long séjour, qui va lui permettre d'obtenir très prochainement sa carte de séjour au titre de "vie privée et familiale".


Cela ne s'est pas fait sans peine... Si je n'ai pas trop tenu
ce blog à jour, c'est parce que nous avons rencontré quelques difficultés sur place... Je vais tenter de résumer "froidement" les faits :

1. Dans un premier temps, le Consulat de France à Rio n'était pas au courant des démarches effectuées pour Robson par l'Inter-LGBT auprès du Ministère de l'Intérieur, qui devait ensuite en référer au Minsitère des Affaires étrangères. C'est donc munis du fameux Fax adressé à
Alain PIRIOU, porte-parole de l'Inter-LGBT,que nous avons "précipité" les choses en demandant un rendez-vous express auprès du Vice-Consul en charge de la délivrance des Visas. Et bien nous en a pris !
Ce dernier nous a reçus attentivement, nous demandant quelque délai afin de se renseigner auprès de son Ministère. Le lendemain après-midi, ayant obtenu le "feu vert" de sa hiérarchie pour délivrer le visa à Robson, il nous a dirigés vers son Secrétariat, et m'a assuré que la procédure durerait "moins d'une semaine" !
C'est donc en quatrième vitesse (!) que nous avons alors fait traduire les derniers documents du Portugais en Français (extrait de Casier judiciaire, Certificat de naissance de Robson...), ce qui nous a valu au passage une "surtaxe" non négligeable de la part de notre traductrice assermentée, mais bon !
Moins d'une semaine plus tard, nous avons pu récupérer ledit Visa auprès du Consulat, à la très grande surprise du secrétaire de service, puisque nous n'avions pas de convocation pour le retirer, comme nous avions été informés par mail.
Je ne vous parle pas de notre joie commune, et du soulagement que nous avons vécu ce jour-là ! Un véritable sentiment de RENAISSANCE ! La nuit qui a suivi, je crois pouvoir dire sans me tromper que Robson n'avait jamais aussi bien dormi depuis très très longtemps ! (moi, je dors toujours "comme une roche", dixit Robinho)
2. Ensuite, il a fallu trouver un vol retour... Curieusement, et aussi incroyable que cela puisse paraître, il n'y avait pas de vols économiques avant le 10 avril !!! Nous avons essayé plusieurs agences, plusieurs compagnies, plusieurs villes de départ (Rio, Sao Paulo, Salvador...), plusieurs destinations européennes (Barcelone, Bruxelles, Paris, Genève, Lisbonne, Madrid, et Rome !) : nenni... Rien à moins de 4 000 euros en Première Classe !
Nous nous sommes donc rendus à Salvador de Bahia, où nous avions été orientés vers un contact très sérieux par Jean de Paris (Merci mille fois !), lui aussi pacsé à un Brésilien, et en couple depuis 22 ans (!)
Davi, un bahianais fort sympathique, diplômé de superlatifs (très drôle, très généreux, très cultivé, très bon vivant, etc.) est responsable d'une importante agence de Tour Operator. En moins d'une semaine, il ne nous a pas seulement trouvé un vol au meilleur prix... Il nous a tout donné : sa confiance, son amitié, sa joie de vivre...


Je dois dire que Davi a vraiment été pour nous "notre homme providentiel" ! Outre ses services de voyagiste, c'est très simplement, et sans nous connaître davantage, qu'il nous a offert son amitié, nous a fait visiter sa ville et rencontrer quelques-uns de ses amis, des personnages tout aussi sympathiques que hauts en couleur, comme Netto (à droite sur la photo),


artiste, maquilleur personnel d'Ivete Sangalo, chanteuse brésilienne célèbrissime, et Joao (à gauche), qui nous a servi de guide et "chauffeur", et j'en passe !
De plus, sensible à notre histoire et à toutes nos mésaventures (lire & 3.), Davi nous a hébergés quelques jours dans sa chaleureuse maison, où nous étions servis comme des princes, ce qui nous a permis de faire quelques économies (nous commencions à être réellement dépourvus).
3. Dans le paragraphe des mésaventures, à froid : je me suis fait copieusement agresser par six individus dans le quartier du Pelourinho (partie haute et ancienne de la ville), à moins de 30 mètres de notre Hôtel, et moins de 50 mètres de deux policiers en faction, qui ont tout vu, tout entendu... Mais n'ont rien fait.
Fort heureusement pour nous, je n'ai rien eu (malgré qu'il m'aient bien mis à terre !), ormis un traumatisme psychologique très légèrement vivace, et ils ne m'ont pas pris grand' chose, sinon rien : une paire de sandales et un porte-monnaie... très démuni (!)
Tout s'est passé très vite, je n'ai pas résisté (contre six,
peut-être étaient-ils armés ? Sans doute, ils portaient des couteaux ?). Pour notre plus grande chance, ils n'ont pas même touché Robson, qui tentait vainement de les repousser (!) et leur disait que je n'avais "nada" (rien du tout). Pour chance, je dis, car Robson était en possession nos deux cartes de crédit !!!
Autre (plus petite) mésaventure, toujours à Salvador et dans le même Hôtel (Routard, je te hais ! D'habitude, je me fie volontiers à tes conseils, mais cette fois-ci, tu t'es vraiment "planté")...
Un matin de pluies diluviennes, alors que nous venions à peine d'éclore nos yeux, en moins de deux minutes, une gigantesque "cascade" a chuté du plafond fissuré de notre chambre juste au-dessus de notre lit, nous obligeant à quitter rapidement les lieux !
Bon ! Ca suffit. Je n'en rajoute plus... Le lit était trempé... Que dis-je, une fontaine, c'était une mare, un lac... Un océan !
Je sais, ce n'est pas très flatteur tout ça, ni très "vendeur" pour le tourisme à Salvador, mais ceci étant dit, et mis à part cela, Bahia reste la ville la plus merveilleuse (et envoûtante) que j'ai jamais visitée au Brésil !... (Ouf ! le mal est enfin réparé...)
4. Pour acheter notre vol retour, nous étions complètement "à sec", nous avions retiré le maximum sur nos deux cartes de crédit, et il ne nous était même pas possible d'effectuer un paiement par carte. J'avais perdu mon retour, puisque j'avais acheté un vol charter A/R 14 jours maxi, et nous avions largement dépassé le 23 mars (Robson ayant eu son visa le 29).
Tout l'argent que j'avais économisé a été "mis à sac" par un séjour involontairement prolongé, et pour cause ! Il n'était pas question pour moi de rentrer seul en France, de revenir sans "MON" Disc-Jokey préféré !
Par conséquent, nous avons dû contacter quelques amis et familiers pour lancer un "appel à prêts" de dernière minute ! Qui nous a valu quelques frayeurs jusqu'au dernier instant (le change du Real brésilien étant basé sur le Dollar, les conversions Real-Euro ne sont jamais les mêmes, on ne s'y retrouvait plus, dans nos calculs)...
Bref, encore une fois, grâce à la confiance de Davi, et à sa grande patience, nous avons pu obtenir une réservation sur notre vol, avec un paiement de dernière minute !
C'est ainsi que, jeudi dernier au soir, nous avons embarqué en toute hâte à Salvador de Bahia en direction de Paris, via Lisbonne,


risquant jusqu'à perdre notre vol avec le repas offert dans un restau' très chic de Salvador par notre compagnie (Pinheiro, pour ne pas la nommer), et nos bagages ficelés à la dernière minute !


Arrivés vendredi midi à Orly, nous avons rejoint Lyon samedi, après avoir salué Eric et Ouzepha !
Le week-end a été consacré aux retrouvailles familiales et amicales... Dimanche soir, nous avons rejoint la Marquise pour une soirée Favela Heritage !
Lundi matin, armés de son Visa et de tous nos papiers, Robson et moi, nous n'avons pas tardé pour nous rendre au service de régularisation des étrangers de la Préfecture... Rendez-vous pris pour vendredi 28 avril.
Et si la "gentille dame" du guichet nous a encore donné quelques frissons en déclarant péremptoirement que le Visa de Robson ne lui permettrait pas d'obtenir une Carte de séjour avec autorisation de travailler (!), nous continuons de croire aux bonnes paroles du Ministère, et restons vigilants jusqu'à ce que "bon droit" nous soit enfin rendu !
Par Philippe - Publié dans : ARTICLES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 14 avril 2006
De retour en France, j'ai dépouillé notre important courrier (plusieurs kilos, avec "quelques" factures en prime !). Les évènements se sont précipité depuis toutes ces correspondances, mais je relaie tout de même l'information... Afin d'être au plus près de l'histoire.
Ainsi, j'ai reçu deux lettres du Ministère de l'Intérieur. L'une, la première, est une copie de la lettre adressée à Jack LANG, l'autre m'est directement adressée :


1. Monsieur le Ministre,

Vous avez fait part à M. Nicolas SARKOZY, Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, des préoccupations de M. Philippe LÉPINE, domicilié..., concernant son compagnon M. Robson VICENTE, à qui il est lié par un PACS, qui aurait été expulsé de France.

Soyez assuré qu'il a été pris bonne note de votre démarche en faveur de l'intéressé. Vous serez tenu informé de la suite qui pourrait être réservée à correspondance.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre...

Le Chef de Cabinet

2. Monsieur,

Vous avez appelé l'attention de Monsieur Nicolas SARKOZY, Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, sur la situation de votre compagnon au regard du droit au séjour en France.

Votre correspondance a été transmise au service concerné pour un examen approprié.

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.

Le Chef de Cabinet
Par Philippe - Publié dans : COURRIER À NOS ÉLUS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 14 avril 2006
Angers, le 6 mars 2006.




Cher Monsieur,

J'ai bien reçu votre courrier dans lequel vous me faites part de votre désarroi à la suite de l'expulsion vers le Brésil le 10 janvier 2006 de votre compagnon pacsé, Monsieur Robson Vicente.

Je vous confirme que je n'ai pas manqué d'attirer l'attention de Monsieur Nicolas SARKOZY, Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, en lui demandant d'examiner les conditions d'expulsion de votre compagnon avec la plus grande attention.

Soyez assuré que je ne manquerai pas de vous tenir informé de la suite qui aurait été réservée à ce dossier.

Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Cher Monsieur, mes salutations distinguées et dévouées.

Roselyne Bachelot-Narquin
Par Philippe - Publié dans : COURRIER À NOS ÉLUS
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 14 avril 2006
Le 10 Mars 2006.

Monsieur,


Le Président de la République française m'a confié le soin de répondre au courrier que vous lui avez adressé le 2 mars 2006.

Je dois vous indiquer que la Présidence de la République n'est pas habilitée à se substituer aux autorités compétentes et que ses services n'ont pas vocation, par suite, à examiner les requêtes gracieuses ou les pourvois hiérarchiques.

Seule l'utilisation des voies de recours prévues par la réglementation, peut permettre, éventuellement, qu'une décision soit reconsidérée.

Je vous prie d'agréer, Monsieur...

Le chef adjoint de Cabinet

Par Philippe - Publié dans : COURRIER À NOS ÉLUS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 2 avril 2006

Expulsion de deux homosexuels pacsés : une étape vient d’être franchie dans la guerre aux étrangerEs

Expulsion de deux homosexuels pacsés : une étape supplémentaire vient encore d’être franchie dans la guerre aux étrangerEs.

Pour la première fois en France depuis la mise en application du pacte civil de solidarité (PaCS) en 1999, nous avons connaissance officiellement de l’expulsion le 10 janvier dernier de Robson, DJ brésilien de 28 ans, malgré les liens qu’il avait noués avec son compagnon Philippe. Il y a quelques jours Taoufik un jeune Tunisien pacsé à un Français a également été expulsé.

La majorité actuelle refuse l’égalité des droits aux gays et lesbiennes sous prétexte entre autres que le PaCS serait suffisant. Or, les droits au séjour ne sont pas les mêmes pour les couples binationaux pacsés et pour les couples mariés. Le PaCS n’est qu’un élément d’appréciation pour les préfectures qui exigent que les couples prouvent au moins un an de vie commune, conformément à la circulaire du 30 octobre 2004, avant d’accorder un titre de séjour " vie privée et familiale ". Le partenaire étranger pacsé se retrouve par conséquent sans aucun droit pendant un an en attendant sa régularisation.

Le PaCS était censé protéger les couples de même sexe. Robson et Philippe vivaient ensemble depuis bientôt trois ans. Robson aurait donc dû bénéficier d’un titre de séjour. La préfecture a donc agi dans l’illégalité, profitant de la méconnaissance des deux hommes de leurs droits, et préférant répondre aux exigences du ministre de l’Intérieur qui demande plus de 25 000 expulsions pour 2006. Taoufik a lui aussi été expulsé au mépris de la loi.

Il s’agit d’une entrave au droit à la vie privée pourtant garantie par les textes internationaux sur les droits humains. La séparation des couples est également contraire à la récente résolution du Parlement Européen qui réaffirmait le 18 janvier dernier : "les partenaires de même sexe bénéficient du même respect, de la même dignité et de la même protection que le reste de la société". Elle condamne fermement toute discrimination sur la base de l’orientation sexuelle et réclame à la Commission européenne de garantir la liberté de mouvement des "citoyens et de leurs familles ainsi que de leurs partenaires ayant contracté une union civile", même dans les pays où une telle union n’existe pas.

Act Up-Paris exige : Que le ministre de l’Intérieur organise le retour immédiat de Robson et de Taoufik. Que la loi soit appliquée pour touTEs. Que les couples de même sexe puissent bénéficier des mêmes droits que les couples hétérosexuels dans l’accès au mariage ou à la parentalité. Que le PaCS dès sa signature ouvre le droit à un titre de séjour renouvelable sans condition au partenaire étranger. La régularisation de toutES les sans papierEs

la lettre ouverte à Nicolas Sarkozy du compagnon de Robson :

Villeurbanne, le 3 mars 2006

Objet : retour en France immédiat de Robson

Monsieur le Ministre,

Le 10 janvier dernier, vos agents de la police des frontières ont expulsé Robson, mon compagnon depuis trois ans. Nous nous étions pacsés en septembre 2005. Robson, qui était en situation irrégulière, avait fait l’objet d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Un jugement du Tribunal administratif de Lyon avait annulé cette décision pour violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui protège le respect de la vie privée et familiale. La Cour administrative d’appel avait ensuite infirmé ce jugement. Mais le lundi 9 janvier, alors que nous préparions le pourvoi en cassation, la police des frontières est venue chercher Robson à notre domicile, pour l’emmener en centre de rétention. Le lendemain après-midi, il était expulsé. Il est arrivé à l’aéroport de Rio, sans effet et avec 20 _ en poche. Robson n’a pu, à aucun moment, contacter son avocate.

Dans son acharnement, la Préfecture du Rhône reste fidèle à ses pratiques. Cette même Préfecture a plusieurs fois refusé le séjour à des étrangers séropositifs, contre l’avis du Médecin Inspecteur de santé publique. Vous ne sauriez nier votre responsabilité dans l’application de méthodes inhumaines qui bafouent le droit français.

Doit-on déduire de ces faits qu’un couple homosexuel ne représente rien aux yeux des autorités françaises ? Le concept de vie privée et familial est-il destiné à la protection d’une seule catégorie de la population, hétérosexuelle et franco-française ? La justice et l’administration considèrent visiblement qu’une relation amoureuse de trois ans ne mérite aucune considération, dès lors qu’elle est partagée par deux personnes de même sexe. Vous comprendrez la crainte légitime qui saisit les couples homosexuels binationaux.

En terme de droit au séjour, le pacs n’offre pas les mêmes droits que le mariage. Que reste-t-il alors aux couples homosexuels pour faire valoir leur droit au respect de leur vie privée et familiale ? Le 18 janvier dernier, le Parlement européen votait pourtant une résolution qui réaffirme que " les partenaires de même sexe bénéficient du même respect, de la même dignité et de la même protection que le reste de la société ". A l’heure où l’Espagne, le Royaume-Uni, la Belgique et les Pays-Bas ont légalisé le mariage entre deux personnes de même sexe, en France le gouvernement s’apprête à présenter un projet de loi sur l’immigration qui démantèle le droit au séjour au titre de la vie privée et familiale. Les couples homosexuels binationaux sont plus que jamais en sursis.

Je demande en conséquence à votre ministère de bien vouloir :

organiser le retour de Robson en France dans les plus brefs délais, régulariser sa situation.

Dans l’attente d’une réponse rapide et favorable, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération, mais aussi de ma colère.

Philippe LÉPINE

Avec les signatures de :

Patrice BEGHAIN, 6° adjoint au Maire de Lyon, Jacky MAJDA, Conseiller Municipal de Bihucourt, Pierre SERNE, Conseiller Municipal de Vincennes

Philippe ELZIÈRE, Président de GAYVOX.COM, Le SNEG, ACT UP-PARIS, SOS-HOMOPHOBIE, LDH - Ligue des Droits de l’Homme Rhône-Alpes, CIMADE - DER 69 L’Inter-LGBT, qui regroupe une quarantaine d’associations, Commission Verts LGBT Collectif contre l’Homophobie de Montpellier, Warning, Les Panthères Roses, LGP - Lesbian and Gay Pride de Lyon, MOOVE !, ARIS, ADHEOS, Cultur’elles, Sans Contrefaçon"

Source : http://www.actupparis.org/article2356.html


De : Bilba
mercredi 8 mars 2006

Lu dans Bella Ciao

Par Philippe - Publié dans : REVUE DE PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 2 avril 2006

Hier matin, le gouvernement a expulsé Taoufik, pacsé avec Étienne en mars 2005. Le 10 janvier, il expulsait Robson, pacsé avec Philippe.
Ces deux expulsions constituent une première depuis la création du pacte civil de solidarité.
Jusqu’ici, les partenaires étrangers bénéficiaient des conséquences du pacs, celui-ci étant un élément ouvrant droit à un titre de séjour après un an de vie commune (circulaire du Ministère de l’Intérieur du 30 octobre 2004).

À l’évidence, le gouvernement et son ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, estiment, au nom d’une politique de l’immigration décidément injuste et démagogique, que les couples peuvent être brisés malgré l’engagement réel et de longue date liant les partenaires.

Les priorités politiques de la droite et son cynisme sont patents quand d’une main, quelques améliorations liées à la transmission du patrimoine des partenaires pacsés sont concédées, alors que de l’autre, le partenaire étranger est expulsé.
Pourtant, l’intention affichée la semaine dernière avec le vote d’amendements du gouvernement créant une obligation de communauté de vie dans le cadre du pacs aurait pu laisser croire que la droite avait enfin compris l’importance sociale de permettre une vie de couple harmonieuse à ceux qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas se marier.

Avec ces deux expulsions, le masque est tombé : la droite rejette toujours le pacs.

Communiqué d’Adeline HAZAN, Secrétaire nationale aux Droits de l’Homme et aux Libertés et de François VAUGLIN, Délégué National aux questions LGBT

Lu sur le Site du PS

Par Philippe - Publié dans : REVUE DE PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 2 avril 2006
Expulsion de deux homosexuels pacsés : une étape supplémentaire vient encore d’être franchie dans la guerre aux étrangerEs

publié le 7 mars 2006

Pour la première fois en France depuis la mise en application du pacte civil de solidarité (PaCS) en 1999, nous avons connaissance officiellement de l’expulsion le 10 janvier dernier de Robson, DJ brésilien de 28 ans, malgré les liens qu’il avait noués avec son compagnon Philippe. Il y a quelques jours Taoufik un jeune Tunisien pacsé à un Français a également été expulsé.

La majorité actuelle refuse l’égalité des droits aux gays et lesbiennes sous prétexte entre autres que le PaCS serait suffisant. Or, les droits au séjour ne sont pas les mêmes pour les couples binationaux pacsés et pour les couples mariés. Le PaCS n’est qu’un élément d’appréciation pour les préfectures qui exigent que les couples prouvent au moins un an de vie commune, conformément à la circulaire du 30 octobre 2004, avant d’accorder un titre de séjour " vie privée et familiale ". Le partenaire étranger pacsé se retrouve par conséquent sans aucun droit pendant un an en attendant sa régularisation.

Le PaCS était censé protéger les couples de même sexe. Robson et Philippe vivaient ensemble depuis bientôt trois ans. Robson aurait donc dû bénéficier d’un titre de séjour. La préfecture a donc agi dans l’illégalité, profitant de la méconnaissance des deux hommes de leurs droits, et préférant répondre aux exigences du ministre de l’Intérieur qui demande plus de 25 000 expulsions pour 2006. Taoufik a lui aussi été expulsé au mépris de la loi.

Il s’agit d’une entrave au droit à la vie privée pourtant garantie par les textes internationaux sur les droits humains. La séparation des couples est également contraire à la récente résolution du Parlement Européen qui réaffirmait le 18 janvier dernier : "les partenaires de même sexe bénéficient du même respect, de la même dignité et de la même protection que le reste de la société". Elle condamne fermement toute discrimination sur la base de l’orientation sexuelle et réclame à la Commission européenne de garantir la liberté de mouvement des "citoyens et de leurs familles ainsi que de leurs partenaires ayant contracté une union civile", même dans les pays où une telle union n’existe pas.

Act Up-Paris exige :

-  Que le ministre de l’Intérieur organise le retour immédiat de Robson et de Taoufik.

-  Que la loi soit appliquée pour touTEs.

-  Que les couples de même sexe puissent bénéficier des mêmes droits que les couples hétérosexuels dans l’accès au mariage ou à la parentalité.

-  Que le PaCS dès sa signature ouvre le droit à un titre de séjour renouvelable sans condition au partenaire étranger.

-  La régularisation de toutES les sans papierEs



Source/auteur : http://www.actupparis.org
Mis en ligne le mercredi 8 mars 2006, par Frederique
Par Philippe - Publié dans : REVUE DE PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 2 avril 2006

Lyon : risque d’expulsion pour un pacsé marocain

Taoufik, jeune homme de 22 ans, d’origine marocaine, est sur le territoire français depuis le 11 novembre 2003, avec un visa touristique. En février 2004, il rencontre Étienne.

Le couple se pacse le 25 mars 2005. Mais, le 21 février 2006, Taoufik est interpellé et est emmené au Centre de rétention de Saint-Éxupéry après le refus de plusieurs demandes de Titre auprès de la Préfecture du Rhône dont la dernière notifiée le 23 novembre 2005, au motif que le couple ne peut pas justifier d’un an de vie commune alors que le couple est constitué depuis près de deux ans. Le retour au pays met en danger ce jeune Marocain, car la législation marocaine interdit les pratiques homosexuelles et que ce dernier a été rejeté par sa famille à la suite de la révélation de son homosexualité.

Cette décision, qui fait suite à l’expulsion récente d’un Brésilien lui aussi pacsé à un Français dans le département du Rhône, démontre, selon la Lesbian and Gay Pride de Lyon que " les couples homosexuels, qui n’ont que le PaCS comme outil de reconnaissance, font les frais d’une politique d’immigration qui ne les a pas "choisis", selon les termes de la nouvelle doctrine du ministre de l’Intérieur".

Pour protester contre la politique d’expulsion de la préfecture du Rhône, et notamment la possible expulsion du jeune homosexuel marocain pacsé, un rassemblement est organisé ce vendredi 24 février 2006 à 9h00 devant le Tribunal Administratif de Lyon (184 rue Duguesclin 69003).

Source : communiqué de presse

Lu dans BLADI.NET (les Marocains d'ailleurs)

Par Philippe - Publié dans : REVUE DE PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 2 avril 2006

Immigration

Un Marocain pacsé expulsé de France

L’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) a dénoncé hier l’expulsion d’un jeune Marocain, Taoufik, pacsé avec un Français depuis dix-huit mois, alors qu’une circulaire ministérielle l’autorisait à un titre de séjour après un an de vie commune avec son compagnon. « C’est la deuxième fois qu’en France, depuis la création du pacs, un pacsé est expulsé », relève l’association, rappelant le cas de Robson, un Brésilien pacsé avec un Français et contraint de regagner son pays le 10 janvier.

Lu dans l'Humanité

Par Philippe - Publié dans : REVUE DE PRESSE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Nouvelles du jour

BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones












Pour la défense des couples binationaux


Images aléatoires

  • robson_dj_robson-10.jpg
  • robson_dj_robson-6.jpg
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus