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par Paul Parant - Info du 6 octobre 2006
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DJ ROBSONpar Paul Parant - Info du 6 octobre 2006
Karim*, un jeune gay de 18 ans, a fui son pays en 2004 alors qu'il était mineur. Sans-papiers, il était menacé d'une reconduite à la frontière, après que sa demande de régularisation a été refusée (lire Quotidien du 5 septembre).
Si le tribunal administratif a annulé l'arrêté pris à son encontre, Karim est toujours sans-papiers. Il explique à Têtu comment il a vécu ces derniers jours.
Pourquoi avez-vous quitté l'Algérie? J'ai fui l'Algérie en 2004 à cause de ce que les gens m'ont fait subir là-bas après mon coming-out. Des insultes dans la rue, chez mes parents et des coups de la part de mes proches, de mes cousins… Sur le mur d'une maison dans le quartier où j'habitais, mon nom était peint en gros avec «pédé» écrit à côté. Très vite, je suis parti en France pour des vacances. J'ai fait croire ça à mes parents. Une fois ici, je n'ai pas voulu repartir. J'ai préféré me séparer de ma famille plutôt que de retourner en Algérie et revivre ça. En France, je vis chez mon oncle avec qui ça se passe bien. Je lui ai demandé si je pouvais rester ici pour ma scolarité et il m'a aidé dans les différentes démarches pour que je puisse le faire. Je ne lui ai pas dit que j'étais homo. Il ne sait rien de toute cette histoire d'expulsion. En janvier dernier, quand j'ai eu mes 18 ans, j'ai fait une demande de régularisation auprès de la préfecture pour avoir une carte de séjour d'étudiant qui me l'a refusée. Mon avocat, Me Landete, a fait appel en expliquant que je ne pouvais pas y retourner étant donné mon homosexualité. La préfecture m'a laissé finir mon année scolaire. Et juste avant la rentrée, elle m'a envoyé cet arrêté de reconduite à la frontière.
Quels sont vos projets? Je voudrais finir ma deuxième année de BEP en comptabilité pour passer un bac pro et j'espère pouvoir ensuite m'inscrire en BTS commerce. À Bordeaux ou ailleurs, ça m'est égal. Je me sens bien ici, j'y ai des copains homos que je vois souvent et avec qui je sors en boîte le samedi soir. Mais, l'important, ce sont mes études. Je ne sais pas encore très bien ce que je veux faire plus tard. Si je ne trouve pas de boulot dans ma branche, je suis prêt à exercer n'importe quel boulot.
Comment avez-vous vécu toute cette procédure judiciaire? Le plus dur a été cette dernière semaine. J'ai passé de sales moments. Je n'ai pas dormi la veille de la décision du tribunal administratif. J'avais très peur de rentrer en Algérie. J'ai reçu l'arrêté de reconduite à la frontière la veille de ma rentrée. Je n'ai pas pu aller en cours de toute la semaine. Là encore, l'affaire n'est pas terminée. La préfecture a un mois pour faire appel. Je suis stressé, car maintenant j'attends la suite.
* Le prénom du jeune homme a été modifié.
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par Cyril Vergès - Info du 13 septembre 2006
Le tribunal administratif de Bordeaux a annulé hier, lundi 11 septembre, l'arrêté de reconduite à la frontière pris à l'encontre de Karim*, un jeune gay algérien. Me Landete, son avocat, avait fait entendre au cours de l'audience, vendredi 8 septembre, l'impossibilité pour son client de retourner en Algérie qu'il avait due fuir en 2004 à la suite de violences infligées par son entourage. Me Landete avait également souligné qu'à 18 ans, Karim était encore mineur au regard de la loi algérienne, où la majorité est fixée à 19 ans. Selon la Convention internationale des droits de l'enfant, le juge du tribunal administratif de Bordeaux devait retenir la solution la plus favorable à l'enfant. Visiblement, ces arguments ont été entendus. Ce qui n'avait pas été le cas de la préfecture de la Gironde, qui avait notamment exigé des «preuves» de l'homosexualité du jeune algérien. À ce jour, le préfet peut encore faire appel sans que cette procédure soit suspensive du jugement du tribunal administratif. Karim pourrait bénéficier d'une régularisation provisoire de son titre de séjour mais aucune assurance n'a été donnée pour le moment. Pour Me Landete, «politiquement, l'intérêt de la préfecture est d'arrêter ce cirque. Maintenant, il faut que ce gamin de 18 ans soit régularisé dans la dignité».
* Le prénom du jeune homme a été modifié à sa demande.
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par Cyril Vergès
Karim* avait dû fuir son pays, l'Algérie, en 2004, car il y était opprimé. À Bordeaux, il était menacé d'expulsion (lire Quotidien du 5 septembre). Tout juste majeur, il est scolarisé dans un lycée de la région bordelaise. Son cas a été examiné vendredi 8 septembre par le tribunal administratif de Bordeaux. Lors de l'audience son avocat, Pierre Landète, a demandé un titre de séjour pour des motifs relevant de la vie privée, soulignant les mauvais traitements subis par Karim dans son pays d'origine où il était violenté par ses proches. Il a également demandé que la préfecture lui verse 1.000 euros pour l'indemniser «des actes administratifs dont il a été victime». Me Landète a évoqué la «perversité» de l'administration qui demande que le jeune algérien justifie de «ses préférences sexuelles». Il a également souhaité que Karim bénéficie de la Convention internationale des droits de l'enfant car il est encore mineur en Algérie, où l'âge de la majorité est fixé à 19 ans. «Selon cette convention, a ajouté l'avocat, le juge doit privilégier la solution la plus favorable à l'enfant.» Le tribunal se prononcera demain, mardi 12 septembre, sur ce cas.
(Avec AFP)
* Le prénom du jeune homme a été modifié à sa demande.
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par Paul Parant - Info du 11 septembre 2006
Le 17 octobre 2004, à l'âge de 16 ans, Karim*, jeune homosexuel algérien, est arrivé en France avec un visa de 30 jours pour fuir sa famille et son pays homophobes. Après avoir été violenté par ses proches à la suite de son coming-out, Karim a rejoint dans l'urgence son oncle installé dans l'agglomération bordelaise. Aujourd'hui, élève en terminale, Karim est menacé d'expulsion par un arrêté de reconduite à la frontière délivré par la préfecture de Gironde. Pourtant, en avril dernier, à la suite d'un premier arrêté de refus de séjour, l'avocat de Karim, Me Landete, avait déposé un recours en expliquant l'impossibilité pour son client, étant donné sa situation, de retourner en Algérie pour obtenir un visa longue durée. La préfecture n'a pas tenu compte du cas de ce jeune gay. Le député maire de Mérignac Michel Sainte-Marie (PS) ainsi que la Ligue des droits de l'homme ont adressé à la préfecture une lettre de soutien au jeune Algérien. Le cas de Karim sera examiné par le tribunal administratif de Bordeaux dans un délai légal de 72 heures.
*Le prénom a été changé.
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par Cyril Vergès

Le 17 Juin prochain aura lieu la 11ème Marche Lyonnaise des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans avec comme mot d’ordre : "Homoparentalité, Mariage : Egalité maintenant !"
La France, pourtant berceau des droits de l’homme, accuse un sérieux retard en matière d’égalité entre ses citoyens. Au regard du Code Civil français, les homosexuel-le-s demeurent des citoyen-e-s de seconde classe, toujours privé-e-s de nombreux droits fondamentaux. Le mariage, l’adoption, la procréation médicalement assistée sont exclusivement réservés aux hétérosexuel-le-s.
Rien qu’au cours de l’année passée, l’Espagne a adopté une loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe, le parlement Belge a voté une loi ouvrant l’adoption aux couples de même sexe, la Grande-Bretagne a adopté une loi créant le partenariat civil pour les couples de même sexe qui ouvre à ces derniers les mêmes droits qu’aux couples mariés.
Après la Belgique, l’Angleterre et l’Espagne, combien de nos voisins européens devront légiférer avant que la France n’accepte d’ouvrir les yeux sur ce qui se passe autour d’elle et redevienne pionnière en matière de lutte pour l’égalité des droits ?
Pourtant l’opinion publique française semble prête à approuver d’importantes évolutions législatives en faveur des couples de même sexe. Selon un sondage de LH2 (Louis Haris) de septembre dernier, 80% des Français interrogés jugent qu’il n’est « pas normal » que les homosexuels « n’aient pas en pratique les mêmes droits que tous les Français » et 66% pensent en même temps que ces couples sont « capables d’assurer leur rôle de parents aussi bien qu’un couple hétéro » même s’il ne sont que 41% à souhaiter des droits égaux en matière d’adoption.
Malgré toutes ces avancées chez nos voisins européens, la France s’obstine à refuser l’égalité des droits pour les couples de même sexe. L’obstination du gouvernement et de la majorité parlementaire laisse les centaines de milliers d’enfants élevés dans des familles homoparentales dans un vide juridique inacceptable au prétexte de garantir « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Certaines personnes en vue à gauche partagent également cette vision étriquée de la famille "un père - une mère - un enfant"
Le mot d’ordre de la onzième marche des fiertés sera l’occasion d’interpeller vigoureusement le gouvernement sur ses refus et de demander également à l’ensemble des partis politiques de la majorité comme de l’opposition de se positionner avec clarté sur les priorités des associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans : ouvrir le mariage aux couples de même sexe et reconnaître enfin les familles homoparentales.
Source : LESBIAN AND GAY PRIDE LYON
Pour réclamer l'égalité entre les couples mariés et pacsés, vous pouvez encore SIGNER LA PÉTITION

Je pense que vous ne serez pas déçus, car le Programme vaut le détour...
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